QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE UN JEUNE DE QUARTIER POPULAIRE ET UN AUTRE? PARTIE 1

-QU’EST-CE QU’UN JEUNE DE QUARTIER? 

C’est une bonne question. Comprenons d’abord la définition d’un quartier: Un quartier est un lieu géographique où se côtoient habitants, commerçants, travailleurs et utilisateurs. Nous comprenons donc que pour la plupart nous venons tous d’un quartier. *Retenez qu’à partir du moment où vous vivez dans un endroit qui regroupe des habitants, des commerces et des travailleurs, vous habitez donc dans un quartier. 

Donc si nous nous tenons à cette définition qui est bien évidemment véridique, et bien nous sommes tous des jeunes de quartiers, ou les habitants d’un quartier. Le jeune qui a grandi à la Villa Montmorency (résidence située dans le quartier d’Auteuil abritant des personnalités aisées), est au même titre un jeune de quartier que celui qui a grandi dans le quartier du Pré-Gentil à Rosny-Sous-Bois (93). Mais ne nous mentons pas, soulignons bien tous les détails: les quartiers se différencient premièrement par le statut social de ceux qui y vivent. Et c’est là que les différences sont frappantes, importantes, et sensibles. Je dis sensible car ces différences créent chez certaines personnes venant de la classe populaire, un sentiment d’injustice

Quartier Villa Montmorency
Quartier du Pré-Gentil

-LE STATUT SOCIAL CRÉE DES DIFFÉRENCES

Les habitants d’un quartier HLM ne sont pas du tout les mêmes que ceux d’une simple résidence privée. Vous vous en doutiez non? Il est important de réaliser qu’il y aura beaucoup plus de problèmes dans un quartier regroupant uniquement des personnes issues de la classe populaire contrairement aux autres quartiers. Cela crée une première différence entre un jeune de quartier HLM et un jeune de quartier résidentiel, paisible.

Exemple: Dans mon quartier, il y a une résidence privée implantée en plein milieu. Et pour ma part j’ai toujours ressenti depuis mon jeune âge, que ceux qui habitent dans cette résidence sont bien plus privilégiés que nous sur plusieurs points. Pourtant, le jeune qui habitera dans cette résidence sera considéré comme un habitant du quartier du Pré-Gentil. Mais au fond, nous savons tous que le statut sociale de ceux qui y habitent sont bien au-dessus des nôtres. Nous le savons et nous le voyons.

-Approfondissons sur les différences liées classes sociales

Si nous reprenons l’exemple ci-dessus, je peux approfondir sur les différences liées à la classe sociale. La résidence dont je parle, située en plein milieu du quartier du Pré-Gentil, abrite des personnes bien plus aisées que ceux qui sont logés dans les HLM qui entourent cette résidence. 

Les revenus des familles sont plus élevés d’un côté et bien moins élevés de l’autre. Ce qui crée encore une fois des grandes différences comme: La capacité d’inscrire ses enfants dans de meilleures écoles, de faire en sorte qu’ils se perfectionnent dans leurs passions (le piano par exemple), d’aider ses enfants pour l’obtention de leurs permis de conduire … 

Des privilèges que la plupart des parents qui habitent en quartier populaire ne peuvent offrir à leurs enfants. En tant que jeune de quartier HLM je peux le confirmer. Mes parents ont fait du mieux qu’ils pouvaient, mais n’étant pas suffisant, j’ai dû me débrouiller seule très tôt. Comme la plupart des jeunes issues de la classe populaire

-CONCLUSION

Le terme jeune de quartier est devenu péjoratif avec le temps, car nous avons souvent assimilé le mot quartier à sensible. Alors que nous venons tous d’un quartier. Il y a des quartiers à Neuilly-Sur-Seine, à Saint-Mandé, en plein Paris, tout comme à Rosny-Sous-Bois. La différence se joue au niveau de la classe sociale qui y vit. Prenons le cas d’un enfant qui a des parents qui ne savent ni lire ni écrire, vous vous doutez bien qu’il y a très peu de chances que ses parents lui transmettent le goût de la lecture. Prenons le cas d’un enfant qui a des parents qui sont écrivains, il y a bien plus de chance que cet enfant voit un intérêt considérable à la lecture. 

Et ces différences sont causées par les différentes classes sociales. Très généralement vous remarquerez que dans un quartier populaire il n’est pas rare d’apprendre que plusieurs parents ne savent ni lire ni écrire. De la même manière que dans un quartier de bonne classe sociale il n’est pas rare d’avoir un voisin écrivain, un autre réalisateur, … En classe populaire, l’instinct de survie se réveille très tôt malheureusement. Les situations étant très précaires pour la plupart.  

La suite au prochain article …

Réal, Nardez, fondateur du site Blessure2lame.fr et Mavieenquartier.fr